Lundi 20 août 2007
    L'église des goujins est située entre  Quinéville et Ravenoville, sur la côte est du Nord-cotentin. Tandis que la statue du fondateur de la paroisse invite les fidèles à rejoindre l'église, le tracteur nous rappelle que les pêcheurs sont partis en mer ! Ces véhicules sont très pratiques pour mettre les bateaux à l'eau sur les grandes plages de sable. Il n'y a pas de port en eau profonde à proximité, celui de Quinéville n'étant accessible qu'à marée haute.

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Lundi 9 juillet 2007

 Lorsque l'ingénieur Charles Felix Morice de la Rüe chercha un emplacement à terre pour la construcion du phare de Goury, il n'en trouva aucun compatible avec les missions que celui-ci devait remplir : indiquer de loin le passage du canal de la déroute et permettre un accès plus sur à l'anse de Vauville.  C'est donc à 800 mètres de la côte, sur un rocher de 10 mètres de circonférence appelé " Le gros du raz" que la périlleuse édification fut entreprise.


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    Dans son excellent livre, "Sentinelles de mer en Cotentin" duquel sont tirées bon nombre des informations de cet article, Edmont Thin indique que la population s'attendait à de nombreux accidents lors de la construction, du fait des courants particulièrement violents et des tempêtes nombreuses que connait cet endroit, situé dans le fameux et redoutable raz blanchard. Cependant, vingt cinq ouvriers travaillèrent à cet ouvrage qui sera achevé au bout de trois ans sans qu'aucune perte humaine ne soit à déplorer.


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    Haut de 51 mètres et émettant un éclat toutes les 5 secondes, le phare de Goury sera allumé pour la première fois le premier novembre 1837. Electrifié en 1967, il est entièrement automatique depuis 1990. Avant l'automatisation, quatre électromécaniciens se relayaient par équipe de deux pour assurer la surveillance et l'entretien du phare, deux semaines au bout du monde et une semaine de repos à terre.

 

 

    Lors de vos promenades du côté d'Auderville, la tour élégante et bienveillante du phare de Goury ne sera jamais bien loin, dans ce pays ou le terre et la mer se rejoignent souvent.

 

 

par Bruno Delacotte
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Lundi 11 juin 2007

Pour le photographe désireux de fixer quelques animaux insolites sur sa carte mémoire, nul besoin de destination exotique : quelques mètres carrés de campagne suffisent. Dès les premiers pas dans les herbes hautes, les criquets trahissent leur présence par des bonds spectaculaires. Un peu de patience et vous finirez bien par en trouver un  qui, plus calme que ses congénéres daignera vous accorder une séance de pose. Celui-ci  a toléré ma présence pendant quelques minutes :


DSC-0046.JPGCriquet des pâtures (Chorthippus Parallelus)

 

Contrairement aux sauterelles qui ne dédaignent pas quelques insectes pour leur repas, les criquets, dont on dénombre pas moins de 9000 espèces sont exclusivement herbivores.
Un peu plus loin, c'est une punaise de la famille des coréidés qui joue à cache cache entre les herbes. L'objectif semble beaucoup l'interresser !

DSC-0015.JPGCoreus Marginatus


Elle s'est pourtant très vite lassée de ma présence, et a manifesté son mécontentement en expulsant une sécrétion dont l'odeur est parait-il désagréable et qui constitue son moyen de défense habituel. Encore quelques pas et une autre punaise croise mon chemin. Comment ne pas la repérer avec des couleurs aussi vives !

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Eurydema Dominulus


C'est un pentatome, également appelé punaise à bouclier. Ses couleurs chatoyantes préviennent les prédateurs que son thorax contient des glandes produisant une substance toxique puissante. Il se nourrit de végétaux avec une préférence marquée pour les choux.

Enfin, le hasard m'a conduit vers ce couple d'amoureux que je ne sais pas identifier :


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La vie est vraiment partout ! Il suffit de se baisser un peu (beaucoup !) pour pouvoir observer le spectacle qu'elle nous offre !

 

par Bruno Delacotte
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Mercredi 6 juin 2007

Les thomises, appelées communément araignées crabes appartiennent à la grande famille des arachnides. Contrairement à bon nombre de leurs consoeurs, elles ne construisent pas de toile mais chassent à l'affût, généralement sur des plantes ou des fleurs. C' est près de la lande du Brulay entre l' anse du Brick et Fermanville que j'ai fait la rencontre de celle-ci : une Misena Vatia.


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Araignée crabe : Misena Vatia (femelle)

La femelle est blanche, jaune ou vert pâle suivant la couleur de son environnement. Sa teinte peut varier d'un jour à l'autre en fonction de ses besoins de camouflage. Le mâle est plus petit et a des marques rougeâtres. Le céphalothorax porte deux rayures foncées et la longueur de leur corps va de 3 à 12 mm. Dans le Larousse des insectes et des araignées, ils est indiqué que les araignées crabes doivent leur nom à leur déplacement latéral. C'est curieux car bon nombre d'araignées se déplacent ainsi sans avoir hérité de ce qualificatif. Il me semble plutôt qu'elles doivent leur nom à leur forme caractéristique. Leurs pattes surtout font assurément penser aux crabes verts que l'on trouve sous les rochers à marée basse.


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Araignée crabe : Misena Vatia (femelle)

J'ai tenté de photographier une scène de prédation, mais mon modèle ne semblait pas avoir très faim : de nombreux insectes se sont posés sur la marguerite, à un ou deux centimètres de l'araignée sans déclencher d'attaque. Une autre fois peut-être...
par Bruno Delacotte
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Dimanche 3 juin 2007
Le cotentin, dans l'acceptation la plus large de sa géographie représente les deux tiers du département de la Manche, en Basse-normandie. Son nom ancien, Pagus Constantiensis désignait le pays de Coutances, la ville qui lui a donné son nom. Ce que je vous proposerai dans les différents articles qui suivront, c'est de découvrir ce territoire et plus particulièrement le nord Cotentin, qui en représente comme il se doit la partie nord. C'est une péninsule, dont les limites nord, est et ouest sont maritimes, du cap de la hague à l'ouest au port de Barfleur à l'est, avec Cherbourg à égal distance des deux, et dont la limite sud fini dans l'eau des marais de Carentan. Le nord Cotentin, c'est un pays comme une île !
Sur cette première photo, nous voyons le phare de goury, situé sur la commune d'Auderville. Il est le gardien du raz blanchard, l'un des plus forts courants d'europe et aussi une zone de fort traffic. Nous aurons l'occasion de revenir plus tard sur son histoire.

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Le phare de Goury

La photo suivante nous emmène à la pointe Est de la presqu'île, le port de barfleur. Ce magnifique village très touristique a conservé son caractère authentique grâce à l'activité toujours importante de ses pêcheurs profesionnels.

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Le port de pêche de Barfleur

Entre ces deux pointes, le port et la Ville de Cherbourg, ainsi que la grande digue dont la construction épique dura 75 ans et donna naissance à la plus grande rade artificielle du monde. Nous voyons ci-dessous la digue de collignon un jour de forte tempête. Les protections de la rade jouent ici parfaitement leur rôle en absorbant la puissance des vagues. De l'autre côté des digues, à l'intérieur de la rade l'eau est presque calme.

Collignon3.jpg
La digue de Collignon

Lors de nos promenades, nous essaierons aussi de nous pencher un peu pour voir de plus près les insectes, les fleurs, les habitants des mares et du rivage, sans oublier de lever les yeux pour appercevoir quelques oiseaux. Bienvenue et bon voyage en Cotentin !
par Bruno Delacotte
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